Fast fashion et santé : ce qu’on ne vous dit pas

On le sait maintenant, la fast fashion se place à bien des égards du côté obscur de la force. Elle est très critiquée en matière d’écologie et d’éthique sociale, mais qu’en est-il de la santé des consommateurs ? Un cycle de production textile classique exige l’utilisation intensive de substances chimiques à chaque étape du processus. Elles ne disparaissent évidemment pas par magie, une fois le vêtement en rayon. Dans les fibres de nos sous-vêtements, elles se retrouvent en contact prolongé avec les muqueuses, plus perméables que la peau et constituent un vrai danger pour notre santé. Voilà pourquoi chez Simplement, à l’opposé du processus fast fashion, nous traquons ces substances nocives à chaque étape de la fabrication de nos sous-vêtements naturels. Il est crucial que la composition de nos produits n’ait aucun impact direct ou indirect sur notre environnement, ni sur notre santé. Parce que « Prendre soin de soi, c’est prendre soin du monde ».


Polyester, polyamide et compagnie



Savez-vous que 70 % des fibres qui composent nos vêtements sont synthétiques et regorgent de molécules chimiques ? Par exemple, les bien connus polyester et polyamide sont issus de la pétrochimie et peuvent tout bonnement être assimilés à du plastique. 


Parlons de l’élasthanne qui est particulièrement apprécié des marques de lingerie. 


Il entre par exemple dans la composition des dessous gainants et sculptants qui redessinent les courbes féminines sans comprimer le corps.


L’élasthanne est pourtant une fibre synthétique non biodégradable issue de la pétrochimie. 



Les huiles de silicones utilisées lors de sa fabrication sont très difficiles à faire partir de la fibre. D’ailleurs, à chaque lavage, ces fibres rejettent dans l’eau des microparticules de plastique, polluant toujours un peu plus nos océans. Il existe en outre des cas d’allergies cutanées à l’élasthanne.


Mais alors, qui des 30 % restants dans les fibres de nos vêtements ? Il s’agit bien de matières naturelles. Mais ne nous réjouissons pas trop vite. Si la mauvaise réputation des matières synthétiques est largement méritée, certaines matières naturelles ne sont malheureusement pas en reste... Le coton, par exemple, star des matières végétales, représente ¼ de la production mondiale de fibres textiles. 

Mais sa culture est aussi l’une des plus gourmandes en pesticides, avec des impacts majeurs sur les écosystèmes. 


Chez Simplement, le coton est bio et labellisé GOTS(Global Organic Textile Standard). Ce label exigeant est garant de conditions de travail dignes pour les ouvriers, du respect de l’environnement et de l'innocuité du textile pour la santé des consommateurs. L’élasthanne, que nous utilisons en petite quantité, est également labellisée GOTS. Ainsi, notre soutien-gorge Essentiel est composé de 96 % de coton biologique et de 4 % d’élasthanne certifiés GOTS. Absolument essentiel !

La transformation des fibres : un processus naturel ?


Intéressons-nous maintenant à la transformation des matières premières en fibres textiles avec l’exemple du bambou. Véritable super plante, le bambou est une grande productrice d’oxygène et peut être récoltée sans endommager le pied d’origine. Ses fibres sont ultra fines et douces, avec des propriétés antibactériennes et hypoallergéniques. Un sans-faute ? 


En y regardant de plus près, on se rend compte que c’est l’ananas qui cache la forêt ! En effet, le processus de transformation du bambou libère des produits toxiques nocifs pour la peau et pouvant altérer le système reproductif. Naturel, oui, mais respectueux ?


L’industrie textile (fashion on non) a en outre une fâcheuse tendance : transformer les matières premières en «Superfibrebourréedespeudosuperpouvoirs ». Les textiles deviennent ainsi anti-transpirants, sculptants, résistants à l’eau, infroissables… Pour cela, des nanoparticules d’argent sont parfois intégrées aux fibres des vêtements sportifs. Fini les bactéries, exit les odeurs ! Mais à chaque lavage, ces nanoparticules se dispersent allègrement dans nos eaux usées. Anecdotique ? Pas vraiment. L’ANSES estime qu’une chaussette anti-odeur libère 144 mg de nanoparticules lors d’un lavage. Le calcul est simple. En considérant qu’un français sur 10 utilise 10 chaussettes par an, ce sont 18 tonnes de nanoparticules qui sont rejetées dans l’eau chaque année à l’échelle nationale.


Ces nanoparticules sont capables d’altérer nos cellules et ont de possibles effets cancérigènes. Elles menacent notre santé et celle de nos écosystèmes. Pourquoi ne pas tout simplement éviter ces vêtements anti-transpirants, puisque les alternatives existent ?


La brassière et la culotte de notre ligne Yoga sont intégralement composées de coton bio GOTS. Ce label garantit qu’aucune nanoparticule n’est présente dans les fibres de nos sous-vêtements. Sans aucun élastique au contact de la peau, notre lingerie Yoga est conçue pour être aussi confortable que désirable. Voilà une alternative responsable aux sous-vêtements sportifs habituels.

La transformation des fibres : un processus naturel ?

Et les teintures, dans tout ça ? On pense rarement au processus de teinture lorsqu’on évoque l’impact de la fast fashion sur notre peau et notre environnement. Et pourtant, 40 à 50 000 tonnes de colorants sont rejetés dans les cours d’eau chaque année. En effet, 80 % de la teinture s’accroche au vêtement, tandis que les 20 % restants sont rejetés lors du rinçage. Les teintures synthétiques (qui ont remplacé les teintures végétales d’antan) sont ainsi responsables de 20 % de la pollution des eaux dans le monde. 



Le formaldéhyde et les phtalates -pour ne citer qu’eux- sont susceptibles de perturber le système hormonal et d’augmenter les risques de cancer. Les travailleurs des usines de teinture sont ainsi les premiers à subir les ravages des colorants synthétiques. Ceci dit, les consommateurs ne sont pas non plus épargnés. Ils en subissent les ravages indirects via la destruction de notre écosystème, mais aussi directs au niveau de leur santé.

« Les molécules chimiques libérées par les textiles (principalement teintures et fixateurs de couleur) participent à la pollution du corps humain tout comme les cosmétiques chimiques, les additifs alimentaires, les polluants » Sylvie Hampikian, experte pharmaco-toxicologue.



Certes, une réglementation encadre l'utilisation des ces substances. En mai 2019, le directeur de l’agence européenne des produits chimiques (AEPC) confiait cependant au journal Le Monde que 654 entreprises ne la respectent tout simplement pas. Quelle frustration quand on sait que les alternatives végétales existent, avec une grande diversité de couleurs !



Chez Simplement, nous travaillons avec plusieurs ateliers : WHOLE à Paris, Alnàua basé en Bourgogne et Supernaturelles, implanté à Bordeaux. 


Ces ateliers nous offrent leur savoir-faire d’extraction des couleurs à partir de plantes tinctoriales et de matériaux organiques saisonniers. Par exemple, les teintures végétales de notre culotte beige à la rhubarbe ou de notre culotte marron glacé sont issues de la racine de rhubarbe pour l’une et de pelures d’oignon pour l’autre. Presque magique, vous ne trouvez pas ?

QUAND LA FAST FASHION JOUE AVEC NOTRE SANTÉ

À première vue, la concentration en substances toxiques dans chaque vêtement peut sembler anecdotique. À première vue seulement ! Au regard du nombre de vêtements qui circule sur la planète, la quantité de produits toxiques qui finissent par être rejetés dans notre environnement est colossale.


Extrême, l’industrie textile l’est en tout point.

Extrêmement florissante.

Extrêmement gourmande.

Extrêmement dévastatrice.

Selon une étude de l’Agence de la transition écologique (ADEME), plus de 100 milliards de vêtements sont vendus dans le monde chaque année. La production textile a doublé entre 2000 et 2014. Nos vêtements, à 70% synthétiques, abîment un peu plus notre jolie planète à chaque lavage. On estime que 500 000 tonnes de microparticules de plastique sont relâchées chaque année dans l’océan, soit l’équivalent de plus de 50 milliards de bouteilles en plastique. 


En attendant que la réglementation impose à nos lave-linges d’être équipés de filtres à micro plastiques, il existe des solutions ! Par exemple, utiliser un sac de lavage Guppy Friend.

Pour la fast fashion, il faut produire toujours plus, toujours plus vite et toujours moins cher. La production se délocalise donc dans les pays où la législation est moins stricte quant à la protection des hommes et de l’environnement. En Chine, par exemple, la réglementation n’impose pas de traiter l’eau souillée par des colorants synthétiques. Elle est donc rejetée telle quelle dans la nature. Orsola de Castro, co-fondatrice du mouvement Fashion revolution, déplore ainsi :

« On peut prédire la prochaine couleur à la mode en regardant celle des rivières en Chine ».


Dans ces pays, les salaires ne rémunèrent ni le travail, ni les risques pris par les ouvriers du textile. Lucy Siegle, écrivaine et journaliste britannique experte des questions environnementales, lance un cri d’alarme :

« La fast fashion n’est pas gratuite. Quelqu’un quelque part en paye le prix ».


Fast fashion et santé ne font pas bon ménage. Qu’il s’agisse de la santé des hommes ou de celle de notre planète, c’est un cercle vicieux qu’il nous appartient de briser. Tout est une question de choix. Chez Simplement, pour garantir le respect des travailleurs et de l’environnement, nous avons opté pour des matières éco-responsables, assemblées en France et au Portugal. S’habiller chaque matin est ainsi une parenthèse de légèreté et de bienveillance envers votre corps et la planète. Osez vous créer une garde-robe éthique, naturelle et canon en diable ! C’est facile, Simplement s’occupe de votre lingerie en vous proposant des pièces respectueuses de la santé de votre corps, lui permettant de bouger, de respirer et de s’épanouir sans danger. La vraie beauté, c’est être alignée avec ses valeurs. Dites-nous, quelles sont les vôtres ?